C’est sans doute sous ce vocable que les Kinois appellerait le ministre André Flahaut pour sa magnanimité à l’égard du tout jeune premier président démocratiquement élu de la RDC. On ne peut également s’empêcher de la petite séance de "kisanola" qui a suivi son initiative jugée trop personnelle par le premier ministre Guy Verhofstadt et le ministre des affaires étrangères Karel De Gucht.
Ci-dessous un petit récit de la saga "Kanambe honoris causa" provoquée par le raïs congolais malgré lui. Les mauvaises langues se demandent si Joseph Kabila n’est pas poursuivi par le signe indien. C’est à croire que tout ce qui le concerne ne se déroule jamais sans un soupçon de tricherie, d’imposture ou de maladresse...
Affaire à suivre...
L’initiative du ministre belge de la Défense d’honorer le président Kabila fait grincer. L’octroi du titre honoris causa de l’Ecole royale militaire sera réexaminé.
Joseph Kabila, docteur honoris causa de l’École royale militaire (ERM) ?
L’initiative, disons personnelle, du ministre belge de la Défense, André Flahaut (PS), a fait grincer des dents au sein du gouvernement. Au point d’obliger, mardi soir, l’entreprenant ministre à opérer une courbe rentrante et à indiquer que l’octroi de cette distinction au président congolais serait "réexaminé".
Tout commence la semaine dernière, à Kinshasa. Au cours d’une visite en République démocratique du Congo, le ministre Flahaut annonce au président congolais qu’il a été retenu comme honoris causa de l’ERM pour 2007. Dans la foulée, Flahaut invite Kabila à venir retirer son titre en Belgique. Il serait question du 21 septembre, jour d’ouverture de l’année académique 2007-2008 de l’École Royale militaire, selon l’agence Belga.
Contexte houleux
Le Premier ministre, Guy Verhofstadt (VLD), qui avait déjà exprimé des réticences explicites à propos du voyage du ministre de la Défense, disait mardi dans plusieurs journaux flamands, tout le mal qu’il pensait de la décision d’André Flahaut d’honorer ainsi Joseph Kabila. Le ministre VLD des Affaires étrangères, Karel De Gucht, n’a pas davantage avalé l’initiative jusqu’au-boutiste de son collègue.
En toile de fond de cette nouvelle polémique : l’éventualité d’une visite du roi Albert II en RDC (en avril prochain ?), qui avait divisé la coalition libérale-socialiste début février. Le chef de groupe du SP.A à la Chambre, Dirk Vandermaelen, traditionnellement très critique envers la gestion des dirigeants congolais, s’était fortement opposé à un tel déplacement, jugé "prématuré". En cause : l’absence de garantie de bonne gouvernance. Des propos qui avaient suscité des réactions virulentes du ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (VLD), pourtant au départ lui aussi opposé à une visite du Roi en RDC, et du député Philippe Monfils (MR).
Si aucune décision n’a (encore) été prise au sein du gouvernement belge quant à une visite du Roi au Congo, l’équipe Verhofstadt avait temporisé et convenu qu’il reviendrait au ministre des Affaires étrangères de décider quand et comment elle pourrait éventuellement prendre forme.
André Flahaut en solo
Entre-temps, les ministres étaient invités à afficher une certaine réserve et à ne pas donner l’impression que la Belgique était impliquée dans la formation du gouvernement congolais.
Une recommandation qui a visiblement glissé sur la cuirasse d’André Flahaut. Ce dernier ne s’est pas contenté d’un voyage au Congo, puisqu’il a pris en outre la liberté d’organiser la remise en mains propres d’une distinction au jeune président congolais.
Revirement du ministre
Mais hier soir, le téméraire ministre de la Défense (qui, dans un premier temps, disait ne pas comprendre l’émotion suscitée...) était contraint de faire marche arrière, "vu l’émoi provoqué". Il a donc décidé de demander au conseil d’administration (CA) de l’École royale militaire de se prononcer définitivement sur l’octroi du titre de docteur honoris causa de cette institution au président Joseph Kabila. Une décision prise en concertation avec (ou forcée par ?) le Premier ministre Guy Verhofstadt. "Même si ce n’est pas prévu par la loi, puisqu’il s’agit d’un titre honorifique, l’avis du conseil de la faculté des sciences sociales et politiques sera sollicité", indique un bref communiqué commun du Premier ministre et du ministre de la Défense publié mardi en début de soirée.
C’est que l’octroi de cette distinction avait aussi provoqué des vagues au sein de l’Ecole royale militaire. Si le CA avait donné son feu vert, le doyen du corps professoral s’y était "formellement opposé". Le conseil de faculté avait, lui, conclu, pratiquement à l’unanimité, que cette distinction était prématurée, les institutions de la RDC ne fonctionnant pas encore pleinement.
Par
Simon Mbongwana Ngapale (avec la libre.be 28/02/2007)
il ne mérite rien de la part de l’école militaire,au contraire il doit mériter la formation des militaires doivent renverser son pouvoir qui se manifeste dictatorial deplus en plus. ***je me permets d’ouvrir une parenthèse,informez la communauté intrenationale qu’on ne lui laissera pas 10ans,que cet idiot de pésident qui ne mérite même pas dirriger ce grand pays. ***on permet à zacharie babaswe d’insulter le présdent de l’assemblée nationale déjà avant sa démission,c’est déplorable pour notre pays.